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Fille de Carrie Mac Donald et d'Eddie Carson, elle quitte le foyer familial à l'âge de 13 ans, et travaille comme serveuse. Elle remporte son premier concours de danse à 14 ans, puis débute à Broadway au Plantation Club.
Le 2 octobre 1925, elle passe en première partie dans la "Revue Nègre" au Théâtre des Champs-Elysées. Tout juste vêtue d'un pagne de bananes, elle danse de façon suggestive sur un rythme de charleston, musique alors encore inconnue en Europe. Le scandale faisant place à l'engouement général, elle devient l'égérie des cubistes qui vénèrent son style et ses formes, suscitant l'enthousiasme des Parisiens pour le jazz et les musiques noires. C'est à cette époque qu'elle rencontre Georges Simenon, engagé comme secrétaire.
Après une tournée en Europe, elle mène la revue des Folies Bergère accompagnée d'un léopard, dont l'humeur fantasque terrorise l'orchestre et fait frémir le public.
En 1927, elle se lance dans la chanson. En 1931, elle remporte un succès inoubliable avec la chanson "J'ai deux amours", composée par Vincent Scotto.
Quelques rôles lui sont proposés au cinéma par des cinéastes tels que Marc Allégret. Ses deux principaux films Zouzou et Princesse Tam Tam ne rencontrent pas le succès espéré. Sur les planches du music-hall, en revanche, elle en vient à faire de l'ombre à la grande Mistinguett.
Sa tournée de 1936 aux États-Unis ne rencontre pas non plus la réussite attendue face à une Amérique sceptique. Certains lui reprochent de parler parfois en français ou anglais avec un accent français. Elle rentre donc en France, et acquiert la nationalité française en 1937, en épousant un Français, Jean Lion.
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Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, en 1939, elle se mobilise pour la Croix-Rouge. Elle participe aussi à des actes de résistance. Sa popularité était encore telle que Göring, dit-on, n'osant l'arrêter, la fit inviter à un dîner-spectacle où l'on tenta de l'empoisonner.
Voyant sa vie menacée dans la France occupée, elle s'enfuit et gagne le Maroc où elle se met à la disposition des services de renseignements de la France libre. Elle s'acquitte de missions importantes. A la Libération, elle poursuit ses activités pour la Croix Rouge, et chante pour les soldats et résistants près du front. Ses activités durant la guerre lui vaudront la Légion d'honneur après les hostilités. D'autres artistes comme Mistinguett, Maurice Chevalier ou Arletty se verront reprocher une attitude plus ambiguë...
Le plus grand malheur de sa vie est de n'avoir pu avoir d'enfant, suite à une grossesse où elle avait accouché d'un enfant mort-né et avait dû subir une hystérectomie. Avec Jo Bouillon, qu'elle épouse en 1947, elle achète le domaine des Milandes (voir Liens externes) en Dordogne. Elle y accueille les enfants de toutes origines qu'elle a adoptés et qu'elle appelle sa "tribu arc-en-ciel". Dans le domaine où elle emploie un personnel nombreux, elle engloutit toute sa fortune et multiplie les concerts pour poursuivre son ½uvre.
Alors que Joséphine est pratiquement ruinée, la princesse Grace de Monaco, amie de la chanteuse d'origine américaine et artiste comme elle, lui offre alors un logement pour le reste de sa vie et l'invite à Monaco pour des spectacles de charité.
Au cours d'une ultime revue, en 1975, elle tombe malade et meurt des suites d'une hémorragie cérébrale le 12 avril. Elle est enterrée au cimetière de Monaco.
Toute sa vie, elle aura eu à lutter contre des préjugés raciaux. Mais sa persévérance et son courage sont salués de tous. Elle figure aujourd'hui comme une grande dame et un exemple admirable de tolérance et d'intégration pour les minorités. La France démocratique d'après-guerre lui doit beaucoup. Elle est la première femme d'origine américaine à avoir reçu les honneurs militaires français à ses funérailles. Elle comptait, en outre, parmi les grandes figures de la franc-maçonnerie.
Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, a décidé en juin 2006 (100 ans après la naissance de l'artiste) de donner son nom à la 1ère piscine flottante sur Seine de la Mairie, inaugurée en juillet 2006 dans le 13ème arrondissement au pied de la nouvelle passerelle Simone de Beauvoir.
- Die Frauen von Folies Bergères (Joe Francis & Max Obal, 1927)
- La revue des revues (Joé Francis, 1927)
- La sirène des tropiques (Henri Etiévant et Mario Nalpas, 1927)... Papitou
- Le pompier des Folies Bergère (1928)
- La folie du jour (Joe Francis, 1929)
- Zouzou (Marc Allégret, 1934)... Zouzou
- Princesse Tam Tam (Edmond T. Gréville, 1935)... Aouïna
- Moulin Rouge (Yves Mirande, 1940) ... Princess Tam-Tam
- Fausse alerte (Jacques de Baroncelli , 1940 et 1945)... Zazou Clairon
- An Jedem Finger Zehn (Erik Ode, 1954)... Une chanteuse
- Carosello del varietà (Aldo Bonaldi & Aldo Quinti, 1955)
- J'ai deux amours (1930). Paroles : Géo Keger et Henri Varna. Musique : Vincent Scotto
- La petite tonkinoise (1930). Paroles : Georges Villard, adaptées par H. Christiné. Musique de Vincent Scotto. Reprise d'une chanson de Polin (1906)
- C'est lui (1934, tiré du film "Zouzou")
- Haïti (1934, tiré du film "Zouzou")
- Sous le ciel d'Afrique (1935, chanson d'A. de Badet-Dallin, tiré du film "Princesse Tam Tam"), avec les Comedian harmonists.
- et aussi : Dis-moi Joséphine (Bela - Lelievre - Varna - Marc Cab), Chant d'amour de Tahiti, Doudou, Mon c½ur est un oiseau des îles, Nuit d'Alger, Sans amour...



